Samedi soir.
Finalement, la soirée d'hier soir fut meilleure qu'elle ne s'annonçait, étant donné une invitation spontanée à la crémaillère d'une amie-collègue.
Episode 1 : L'arrivée.
Certe, en arrivant, j'ai eu l' "agréable" surprise d'y retrouver beaucoup (trop) d'autres de mes collègues de boulot. Pas de problème, je m'entend bien avec la plupart d'entre eux. Exception faite d'une personne, mais qui n'était pas invitée, à la base... c'était l'invitée d'un invité. Elle a passé une mauvaise soirée car elle ne connaissait personne. Bizarrement, j'aurais cru ressentir un sentiment de joie en voyant cette situation, mais finalement, cette personne est trop insignifiante pour faire réagir un seul de mes sentiments.
Cette soirée aurait pu s'intituler "comment accueillir plus de 20 personnes dans 35m². Ma mini agoraphobie aidant, je n'ai pu apprécier que quand les premières personnes ont commencé à partir. C'est quand on peut enfin avoir un peu d'espace sans se gêner qu'on peut commencer à s'intérésser à quelques personnes.
C'est la première fois que je discutais avec un réel schizophrène. La sensation est étrange. On discute sympatiquement, ca parle de problèmes personnels, et, l'alcool devant deshiniber un petit peu, la personne avouant ces suivis psychiatriques, et donc sa schizophrénie.
Plus d'alcool aidant un peu plus, la personne devient tout autre, agressive, et tenant des propos totalement incohérent, et en contradiction avec ce qui était annoncé 20 minutes plus tôt. Même le ton de la voix diffère. Flippant.
Puis il y'a les bêtises habituelles qu'on fait lors de soirées. On fait des photos que vous ne verrez pas, on se confesse devant des vidéos.
Episode 2 : L'intérêt porté sur moi, ou de l'art de fuir.
Au milieu d'un petit groupe de 3, l'on en vient à s'intérésser à moi, ce qui, ma foi, est un fait assez rare, dans la mesure où je déteste parler de moi. J'ai été piégé.
Je me suis donc vu parler de mon sentiment agréable d'être à cette soirée, jusqu'à ma pire ennemie, c'est à dire mes crises de misanthropie.
J'ai été incapable.
Le commencement : on m'a demandé pourquoi j'étais célibataire, que j'arrivais pas à me poser sentimentalement parlant.
1er argument, le plus facile. Mon physique que j'estime médiocre. Balayé par un "t'es beau gosse", qu'on m'avait sorti bien avant de parler de ça. Ca n'avait pas l'air de la drague, donc je laisserais le bénéfice du doute.
2e argument : La méfiance. J'ai tellement peur d'être déçu des gens, que si je dois être amené a avoir confiance en eux, il en faut beaucoup trop.
3e argument : Ma timidité. Faux argument, je l'ai quasiment vaincu. Je reste introverti, ce qui peut prêter à confusion. Mais la timidité a quasiment disparu de mon quotidien.
Il a donc fallu que je mon trouve une issue de secours, en balançant une bonne phrase bien classique : "Pour accepter les autres, il faut d'abord s'accepter soi même".
2e piège. Pourquoi je ne m'accepte pas.
Et je n'ai pas trouvé d'argument. Je suis incapable de dire pourquoi je ne m'accepte pas. Ni meme pourquoi je pourrais m'accepter.
Incapable d'expliquer ma non confiance en moi. Tous mes arguments cités (physique, état d'esprit, confiance,...) étaient donc balayés par une personne totalement objective et franche, ne me connaissant pas.
Là où donc, d'habitude, j'arrive à fuir, ma porte de sortie étant souvent une blague nulle, me faisant passer volontairement pour un crétin (ou donc de l'art de s'auto-saborder), là, rien ne marchait. J'étais tombé sur une personne bien trop intelligente, qui avait l'air d'avoir compris le pourquoi de mon sens de l'humour.
J'ai été sauvé par le départ d'autres personnes, qui nous a valu de tous se retrouver dans le salon, à parler d'autres choses.
Episode 3 : Les bêtises.
La galette des rois, j'ai encore pas eu la fève.
Le mec qui s'endort très profondément : Se retrouve avec une balafre sur la joue gauche, des rides de menton, une auréole sur l'oeil droit, et un pénis sur le front, dessinés au feutre noir. L'humour de gosse, il n'y a que ça de vrai.
Les défis de samosas les plus épicés que j'ai goûté de ma vie. Les avaler par paire de deux, et en une bouchée, c'est courageux, et je dois avouer être assez fier de moi. Le feu était en moi.
Episode 4 : La fin.
Celà faisait longtemps que je n'avais pas passé une soirée aussi longue, agréable, avec de nouvelles connaissances à la clé.
6 heures du matin, je pars en disant "bonne soirée". L'art de passer pour un con jusqu'au bout ! Bon. A 6 heures du matin, il fait froid, très froid.
Etonnament, plus j'approchais de chez moi, moins je sentais le froid. Ce doit être dû à l'envie d'être au chaud dans son lit.
Réveil, midi, tout va bien.
Episode 1 : L'arrivée.
Certe, en arrivant, j'ai eu l' "agréable" surprise d'y retrouver beaucoup (trop) d'autres de mes collègues de boulot. Pas de problème, je m'entend bien avec la plupart d'entre eux. Exception faite d'une personne, mais qui n'était pas invitée, à la base... c'était l'invitée d'un invité. Elle a passé une mauvaise soirée car elle ne connaissait personne. Bizarrement, j'aurais cru ressentir un sentiment de joie en voyant cette situation, mais finalement, cette personne est trop insignifiante pour faire réagir un seul de mes sentiments.
Cette soirée aurait pu s'intituler "comment accueillir plus de 20 personnes dans 35m². Ma mini agoraphobie aidant, je n'ai pu apprécier que quand les premières personnes ont commencé à partir. C'est quand on peut enfin avoir un peu d'espace sans se gêner qu'on peut commencer à s'intérésser à quelques personnes.
C'est la première fois que je discutais avec un réel schizophrène. La sensation est étrange. On discute sympatiquement, ca parle de problèmes personnels, et, l'alcool devant deshiniber un petit peu, la personne avouant ces suivis psychiatriques, et donc sa schizophrénie.
Plus d'alcool aidant un peu plus, la personne devient tout autre, agressive, et tenant des propos totalement incohérent, et en contradiction avec ce qui était annoncé 20 minutes plus tôt. Même le ton de la voix diffère. Flippant.
Puis il y'a les bêtises habituelles qu'on fait lors de soirées. On fait des photos que vous ne verrez pas, on se confesse devant des vidéos.
Episode 2 : L'intérêt porté sur moi, ou de l'art de fuir.
Au milieu d'un petit groupe de 3, l'on en vient à s'intérésser à moi, ce qui, ma foi, est un fait assez rare, dans la mesure où je déteste parler de moi. J'ai été piégé.
Je me suis donc vu parler de mon sentiment agréable d'être à cette soirée, jusqu'à ma pire ennemie, c'est à dire mes crises de misanthropie.
J'ai été incapable.
Le commencement : on m'a demandé pourquoi j'étais célibataire, que j'arrivais pas à me poser sentimentalement parlant.
1er argument, le plus facile. Mon physique que j'estime médiocre. Balayé par un "t'es beau gosse", qu'on m'avait sorti bien avant de parler de ça. Ca n'avait pas l'air de la drague, donc je laisserais le bénéfice du doute.
2e argument : La méfiance. J'ai tellement peur d'être déçu des gens, que si je dois être amené a avoir confiance en eux, il en faut beaucoup trop.
3e argument : Ma timidité. Faux argument, je l'ai quasiment vaincu. Je reste introverti, ce qui peut prêter à confusion. Mais la timidité a quasiment disparu de mon quotidien.
Il a donc fallu que je mon trouve une issue de secours, en balançant une bonne phrase bien classique : "Pour accepter les autres, il faut d'abord s'accepter soi même".
2e piège. Pourquoi je ne m'accepte pas.
Et je n'ai pas trouvé d'argument. Je suis incapable de dire pourquoi je ne m'accepte pas. Ni meme pourquoi je pourrais m'accepter.
Incapable d'expliquer ma non confiance en moi. Tous mes arguments cités (physique, état d'esprit, confiance,...) étaient donc balayés par une personne totalement objective et franche, ne me connaissant pas.
Là où donc, d'habitude, j'arrive à fuir, ma porte de sortie étant souvent une blague nulle, me faisant passer volontairement pour un crétin (ou donc de l'art de s'auto-saborder), là, rien ne marchait. J'étais tombé sur une personne bien trop intelligente, qui avait l'air d'avoir compris le pourquoi de mon sens de l'humour.
J'ai été sauvé par le départ d'autres personnes, qui nous a valu de tous se retrouver dans le salon, à parler d'autres choses.
Episode 3 : Les bêtises.
La galette des rois, j'ai encore pas eu la fève.
Le mec qui s'endort très profondément : Se retrouve avec une balafre sur la joue gauche, des rides de menton, une auréole sur l'oeil droit, et un pénis sur le front, dessinés au feutre noir. L'humour de gosse, il n'y a que ça de vrai.
Les défis de samosas les plus épicés que j'ai goûté de ma vie. Les avaler par paire de deux, et en une bouchée, c'est courageux, et je dois avouer être assez fier de moi. Le feu était en moi.
Episode 4 : La fin.
Celà faisait longtemps que je n'avais pas passé une soirée aussi longue, agréable, avec de nouvelles connaissances à la clé.
6 heures du matin, je pars en disant "bonne soirée". L'art de passer pour un con jusqu'au bout ! Bon. A 6 heures du matin, il fait froid, très froid.
Etonnament, plus j'approchais de chez moi, moins je sentais le froid. Ce doit être dû à l'envie d'être au chaud dans son lit.
Réveil, midi, tout va bien.
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